samedi 5 novembre 2011
jeudi 6 octobre 2011
Egoïsmes
Depuis plusieurs semaine, je formalise cette impression que je ressens depuis de nombreuses années.
Le plus remarquable dans cette notion est qu'en France, elle est assez universelle ; elle touche tous les sexes, tous les âges et le revenu n'est en aucun cas un élément différenciant.
La rue, le métro, les centres commerciaux, internet... bref, tous les lieux de convergences du public sont le décor de comportements égoïstes, très souvent ces égoïsmes sont inconscients, ils sont pour leurs auteurs un acte naturel, un acte non ressenti comme égoïste ou comme atteinte à la liberté de son prochain. Ces actes égoïsmes sont parfois la résultante d'une façon d'aborder une sorte de quête de l'hédonisme.
moi le premier
on attend sagement que le métro arrive, les portes s'ouvrent et systématiquement une personne arrive en trombe du fond du quai et passe devant tout le monde ou bien, elle empêche aux voyageurs de descendre aisément en restant dans leur chemin.
starisation
avec surtout les émissions de téléréalité, des personnes vont s'imaginer plus conséquentes, plus importantes, plus valables. Quand "Madame/Monsieur Touslesjours" est sous l'objectif d'une caméra pour un motif quelconque (témoin d'un drame, microtrottoir, acteur d'une révolution ou d'une tv réalité...), cette personne va capter ses fragments de minutes de gloire, gloire qu'elle s'imagine, gloire qui se trouve relayer dans une feuille locale : "machin a participé à l'émission truc, venait le retrouver à la salle des fêtes de St Ville"... c'est la règle du buzz, on fait parler de soi et sa liste de fan ou retweet s'agrandit à en devenir vertigineuse, et là, Narcisse ne se contemple plus dans l'eau d'une source, son reflet provient d'un océan...
En bref, ces comportements que je nomme "égoïstes inconscients" polluent notre vie de tous les jours.
Ils rentrent en échos avec le sujet de notre article précédent sur la violence car il est aisé d'identifier un lien de causalité entre violence et égoïsme.
Bien sûr, on va me dire que ces réflexions sont un peu germanique ou anglo-saxonne où l'on s'attend plus à une certaine rigueur de la part de chacun, à un certain ordre. Je maintiens cette impression qu'avec un minimum de respect mutuel tout deviendrait plus simple, peut-être plus triste ?
Le plus remarquable dans cette notion est qu'en France, elle est assez universelle ; elle touche tous les sexes, tous les âges et le revenu n'est en aucun cas un élément différenciant.
La rue, le métro, les centres commerciaux, internet... bref, tous les lieux de convergences du public sont le décor de comportements égoïstes, très souvent ces égoïsmes sont inconscients, ils sont pour leurs auteurs un acte naturel, un acte non ressenti comme égoïste ou comme atteinte à la liberté de son prochain. Ces actes égoïsmes sont parfois la résultante d'une façon d'aborder une sorte de quête de l'hédonisme.
moi le premier
on attend sagement que le métro arrive, les portes s'ouvrent et systématiquement une personne arrive en trombe du fond du quai et passe devant tout le monde ou bien, elle empêche aux voyageurs de descendre aisément en restant dans leur chemin.
starisation
avec surtout les émissions de téléréalité, des personnes vont s'imaginer plus conséquentes, plus importantes, plus valables. Quand "Madame/Monsieur Touslesjours" est sous l'objectif d'une caméra pour un motif quelconque (témoin d'un drame, microtrottoir, acteur d'une révolution ou d'une tv réalité...), cette personne va capter ses fragments de minutes de gloire, gloire qu'elle s'imagine, gloire qui se trouve relayer dans une feuille locale : "machin a participé à l'émission truc, venait le retrouver à la salle des fêtes de St Ville"... c'est la règle du buzz, on fait parler de soi et sa liste de fan ou retweet s'agrandit à en devenir vertigineuse, et là, Narcisse ne se contemple plus dans l'eau d'une source, son reflet provient d'un océan...
En bref, ces comportements que je nomme "égoïstes inconscients" polluent notre vie de tous les jours.
Ils rentrent en échos avec le sujet de notre article précédent sur la violence car il est aisé d'identifier un lien de causalité entre violence et égoïsme.
Bien sûr, on va me dire que ces réflexions sont un peu germanique ou anglo-saxonne où l'on s'attend plus à une certaine rigueur de la part de chacun, à un certain ordre. Je maintiens cette impression qu'avec un minimum de respect mutuel tout deviendrait plus simple, peut-être plus triste ?
lundi 2 mai 2011
Naïveté
Fêter la mort d'un homme...
N'est-ce pas un peu naïf de s'en réjouir ? de croire que le terrorisme a été vaincu par ce seul événement ?
Malheureusement, j'en doute.
Il ne s'agit que d'un symbole, et pourtant, ce phénomène décrit notre monde : l'acte barbare est vengé, il n'est pas jugé.
La vengeance n'entraîne qu'une escalade de violence comme le montre la situation Israël/Palestine.
Bien sûr l'idéologie du conflit est encore moins palpable et plutôt absurde, basée sur l'intolérance extrême vis à vis de l'autre. On se retrouve alors face à des gens sûr de détenir une vérité absolue et raisonnant comme des sectes (certitudes, dogmes, enrôlements...)
Depuis ce matin, il se met à pleuvoir des experts dans les médias, certains qui rassurent, d'autres qui inquiètent mais surtout chacun meuble son temps de parole par des propos vides et occupent l'espace médiatique sans apporter un brin d'esprit critique ou de synthèse ou si peu.
N'est-ce pas un peu naïf de s'en réjouir ? de croire que le terrorisme a été vaincu par ce seul événement ?
Malheureusement, j'en doute.
Il ne s'agit que d'un symbole, et pourtant, ce phénomène décrit notre monde : l'acte barbare est vengé, il n'est pas jugé.
La vengeance n'entraîne qu'une escalade de violence comme le montre la situation Israël/Palestine.
Bien sûr l'idéologie du conflit est encore moins palpable et plutôt absurde, basée sur l'intolérance extrême vis à vis de l'autre. On se retrouve alors face à des gens sûr de détenir une vérité absolue et raisonnant comme des sectes (certitudes, dogmes, enrôlements...)
Depuis ce matin, il se met à pleuvoir des experts dans les médias, certains qui rassurent, d'autres qui inquiètent mais surtout chacun meuble son temps de parole par des propos vides et occupent l'espace médiatique sans apporter un brin d'esprit critique ou de synthèse ou si peu.
jeudi 24 mars 2011
et si...
Et si la science fiction n'était pas si abstraite ? non ce n'est pas le dernier titre d'un Marc Levy...
La nature aura toujours le dessus quoi que la civilisation lui inflige ; alors que la science nous laisse croire que par des équations tout peut-être étudié et prévisible ou prévu.
Il ne faut pas oublier que les ordinateurs vont calculer ce qu'on leur demande... et se trouvent limité par la matière grise, l'imagination et les capacités de qui les utilise.
Le Japon est une triste illustration des risques de nos jouets technologiques qu'on croit maîtriser.
Bilan : nous subissons un scénario qui n'a pas été testé aussi loin. Sa réalisation a, sans doute, été imaginée comme statistiquement improbable.
La situation va se pérenniser au-delà de ces particules qui circulent au-dessus de nos têtes, invisible pollution, difficile à imaginer à travers ce magnifique ciel bleu, sans nuage.
Et puis voilà, le nuage passé, la radioactivité restera et se concentrera partout (dans les chaînes alimentaires par exemple et sans doute où nous ne l'imaginons pas encore)... "nous n'avons pas fini d'en bouffer"...
Cette situation est importante pour redéfinir la sûreté des systèmes nucléaires et à venir sans pour autant à mon avis faire un virage à 180° ( ou 360° comme dit un de nos politiciens pour un autre sujet...), comme dans tout domaine, il faut arrêter les solutions uniques et travailler sur un usage parcimonieux de chaque technologie et travailler en parallèle sur la réduction des besoins en énergies.
La technologie et son apparente maîtrise ne doivent pas ôter l'humilité de l'humanité vis à vis de la force des éléments naturels.
La nature aura toujours le dessus quoi que la civilisation lui inflige ; alors que la science nous laisse croire que par des équations tout peut-être étudié et prévisible ou prévu.
Il ne faut pas oublier que les ordinateurs vont calculer ce qu'on leur demande... et se trouvent limité par la matière grise, l'imagination et les capacités de qui les utilise.
Le Japon est une triste illustration des risques de nos jouets technologiques qu'on croit maîtriser.
Bilan : nous subissons un scénario qui n'a pas été testé aussi loin. Sa réalisation a, sans doute, été imaginée comme statistiquement improbable.
La situation va se pérenniser au-delà de ces particules qui circulent au-dessus de nos têtes, invisible pollution, difficile à imaginer à travers ce magnifique ciel bleu, sans nuage.
Et puis voilà, le nuage passé, la radioactivité restera et se concentrera partout (dans les chaînes alimentaires par exemple et sans doute où nous ne l'imaginons pas encore)... "nous n'avons pas fini d'en bouffer"...
Cette situation est importante pour redéfinir la sûreté des systèmes nucléaires et à venir sans pour autant à mon avis faire un virage à 180° ( ou 360° comme dit un de nos politiciens pour un autre sujet...), comme dans tout domaine, il faut arrêter les solutions uniques et travailler sur un usage parcimonieux de chaque technologie et travailler en parallèle sur la réduction des besoins en énergies.
La technologie et son apparente maîtrise ne doivent pas ôter l'humilité de l'humanité vis à vis de la force des éléments naturels.
dimanche 20 février 2011
[révolution]
Le mot révolution est un mot qui sonne comme une promesse, une espérance.
Si on entre dans les définitions (selon Le Littré), il s'agit de "changement dans les choses du monde, dans les opinions" et selon une autre définition du même dictionnaire : "changement brusque et violent dans la politique et le gouvernement d'un État."
Toutes les espérances de peuples dans ce mot ne doivent pas être déçues, car la révolution, c'est aussi la trajectoire empruntée par un astre pour revenir à son point de départ...
La ou les révolutions qui se déroulent actuellement dans les pays arabes semblent puiser une origine dans la démographie, en effet, un peuple jeune qui a reçu une bonne formation mais qui ne trouve pas d'emploi en rapport a été initiateur de ce mouvement.
Cette révolution en pays arabes repose sur un socle démographique et non sur un socle intégriste.
Les intégristes islamistes n'ont heureusement que peu de poids dans ces événements ce qui montrent une perte de terrain (à moins qu'ils n'étaient pas si présents) de cette mouvance ou bien une absence de crédibilité vis à vis de la population, les idées des extrémistes ne sont pas là pour faire évoluer un peuple dans le sens qu'il attend ; elles sont plutôt synonymes de conservatisme voire même de régression.
Par contre, à mon avis, ceci n'entraînera en aucun cas un abandon des activités de terreurs de ces groupes, le risque - après une période de réorganisation des bases - reste toujours présent, peut-être même plus encore (comme une preuve de résistance).
Si on entre dans les définitions (selon Le Littré), il s'agit de "changement dans les choses du monde, dans les opinions" et selon une autre définition du même dictionnaire : "changement brusque et violent dans la politique et le gouvernement d'un État."
Toutes les espérances de peuples dans ce mot ne doivent pas être déçues, car la révolution, c'est aussi la trajectoire empruntée par un astre pour revenir à son point de départ...
La ou les révolutions qui se déroulent actuellement dans les pays arabes semblent puiser une origine dans la démographie, en effet, un peuple jeune qui a reçu une bonne formation mais qui ne trouve pas d'emploi en rapport a été initiateur de ce mouvement.
Cette révolution en pays arabes repose sur un socle démographique et non sur un socle intégriste.
Les intégristes islamistes n'ont heureusement que peu de poids dans ces événements ce qui montrent une perte de terrain (à moins qu'ils n'étaient pas si présents) de cette mouvance ou bien une absence de crédibilité vis à vis de la population, les idées des extrémistes ne sont pas là pour faire évoluer un peuple dans le sens qu'il attend ; elles sont plutôt synonymes de conservatisme voire même de régression.
Par contre, à mon avis, ceci n'entraînera en aucun cas un abandon des activités de terreurs de ces groupes, le risque - après une période de réorganisation des bases - reste toujours présent, peut-être même plus encore (comme une preuve de résistance).
mardi 11 janvier 2011
Violence
Il y a des mots qui poursuivent une société, des mots que l'on entend tous les jours : la crise, le chômage, la délinquance, l'argent, l'économie, l'inflation, la violence...
Ces mots se mélangent et se fondent dans la vie quotidienne.
Ils agissent et réagissent les uns sur les autres.
Il y a des maux qui poursuivent une société et découlent des mots plus hauts ou de mots parfois dits trop haut. De ceux-ci la violence est marquante, de plus en plus gratuite, elle emplie les unes de journaux ou les "tweets" de portails internet ou encore illustre les images télévisées. C'est une violence loin d'ici pour des élections non prises en compte ou des revendications floues de pseudos religieux, c'est aussi une violence dans notre rue pour un téléphone ou un regard interprété. Même si certains cas laissent comprendre ou justifient une forme de violence, généralement, elle est ridicule et pathétique.
Ces mots se mélangent et se fondent dans la vie quotidienne.
Ils agissent et réagissent les uns sur les autres.
Il y a des maux qui poursuivent une société et découlent des mots plus hauts ou de mots parfois dits trop haut. De ceux-ci la violence est marquante, de plus en plus gratuite, elle emplie les unes de journaux ou les "tweets" de portails internet ou encore illustre les images télévisées. C'est une violence loin d'ici pour des élections non prises en compte ou des revendications floues de pseudos religieux, c'est aussi une violence dans notre rue pour un téléphone ou un regard interprété. Même si certains cas laissent comprendre ou justifient une forme de violence, généralement, elle est ridicule et pathétique.
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