mercredi 11 septembre 2013

Constats

Syrie : guerre ou pas guerre.
Le régime syrien semble avoir quelques craintes en prouvant quelques micro ouvertures diplomatiques.
Faut il entrer en guerre ? Et entraîner un désastre, risquer de soutenir des combatants intégristes au détriment de la population.
Soutenir les rebelles ? Trop désorganisés pour créer un effet efficace.

De taper du poing sur la table diplomatique, de menacer avec conviction de partir en guerre sans sortir les armes est peut-être l'unique solution de vigilance.


Retraites :
Les citoyens se mobilisent en nombre contre le mariage homosexuel (je me demande parfois s'ils ne manifestaient pas plutôt contre les homosexuels pour le refus de l'existence de l'homosexualité).

Le dossier des retraites, bien plus universel ne mobilisent personne.

samedi 5 novembre 2011

jeudi 6 octobre 2011

Egoïsmes

Depuis plusieurs semaine, je formalise cette impression que je ressens depuis de nombreuses années.
Le plus remarquable dans cette notion est qu'en France, elle est assez universelle ; elle touche tous les sexes, tous les âges et le revenu n'est en aucun cas un élément différenciant.

La rue, le métro, les centres commerciaux, internet... bref, tous les lieux de convergences du public sont le décor de comportements égoïstes, très souvent ces égoïsmes sont inconscients, ils sont pour leurs auteurs un acte naturel, un acte non ressenti comme égoïste ou comme atteinte à la liberté de son prochain. Ces actes égoïsmes sont parfois la résultante d'une façon d'aborder une sorte de quête de l'hédonisme.


moi le premier
on attend sagement que le métro arrive, les portes s'ouvrent et systématiquement une personne arrive en trombe du fond du quai et passe devant tout le monde ou bien, elle empêche aux voyageurs de descendre aisément en restant dans leur chemin.

starisation
avec surtout les émissions de téléréalité, des personnes vont s'imaginer plus conséquentes, plus importantes, plus valables. Quand "Madame/Monsieur Touslesjours" est sous l'objectif d'une caméra pour un motif quelconque (témoin d'un drame, microtrottoir, acteur d'une révolution ou d'une tv réalité...), cette personne va capter ses fragments de minutes de gloire, gloire qu'elle s'imagine, gloire qui se trouve relayer dans une feuille locale : "machin a participé à l'émission truc, venait le retrouver à la salle des fêtes de St Ville"... c'est la règle du buzz, on fait parler de soi et sa liste de fan ou retweet s'agrandit à en devenir vertigineuse, et là, Narcisse ne se contemple plus dans l'eau d'une source, son reflet provient d'un océan...



En bref, ces comportements que je nomme "égoïstes inconscients" polluent notre vie de tous les jours.
Ils rentrent en échos avec le sujet de notre article précédent sur la violence car il est aisé d'identifier un lien de causalité entre violence et égoïsme.

Bien sûr, on va me dire que ces réflexions sont un peu germanique ou anglo-saxonne où l'on s'attend plus à une certaine rigueur de la part de chacun, à un certain ordre. Je maintiens cette impression qu'avec un minimum de respect mutuel tout deviendrait plus simple, peut-être plus triste ?

lundi 2 mai 2011

Naïveté

Fêter la mort d'un homme...
N'est-ce pas un peu naïf de s'en réjouir ? de croire que le terrorisme a été vaincu par ce seul événement ?
Malheureusement, j'en doute.
Il ne s'agit que d'un symbole, et pourtant, ce phénomène décrit notre monde : l'acte barbare est vengé, il n'est pas jugé.
La vengeance n'entraîne qu'une escalade de violence comme le montre la situation Israël/Palestine.


Bien sûr l'idéologie du conflit est encore moins palpable et plutôt absurde, basée sur l'intolérance extrême vis à vis de l'autre. On se retrouve alors face à des gens sûr de détenir une vérité absolue et raisonnant comme des sectes (certitudes, dogmes, enrôlements...)


Depuis ce matin, il se met à pleuvoir des experts dans les médias, certains qui rassurent, d'autres qui inquiètent mais surtout chacun meuble son temps de parole par des propos vides et occupent l'espace médiatique sans apporter un brin d'esprit critique ou de synthèse ou si peu.

jeudi 24 mars 2011

et si...

Et si la science fiction n'était pas si abstraite ? non ce n'est pas le dernier titre d'un Marc Levy...

La nature aura toujours le dessus quoi que la civilisation lui inflige ; alors que la science nous laisse croire que par des équations tout peut-être étudié et prévisible ou prévu.
Il ne faut pas oublier que les ordinateurs vont calculer ce qu'on leur demande... et se trouvent limité par la matière grise, l'imagination et les capacités de qui les utilise.

Le Japon est une triste illustration des risques de nos jouets technologiques qu'on croit maîtriser.
Bilan : nous subissons un scénario qui n'a pas été testé aussi loin. Sa réalisation a, sans doute, été imaginée comme statistiquement improbable.
La situation va se pérenniser au-delà de ces particules qui circulent au-dessus de nos têtes, invisible pollution, difficile à imaginer à travers ce magnifique ciel bleu, sans nuage.
Et puis voilà, le nuage passé, la radioactivité restera et se concentrera partout (dans les chaînes alimentaires par exemple et sans doute où nous ne l'imaginons pas encore)... "nous n'avons pas fini d'en bouffer"...

Cette situation est importante pour redéfinir la sûreté des systèmes nucléaires et à venir sans pour autant à mon avis faire un virage à 180° ( ou 360° comme dit un de nos politiciens pour un autre sujet...), comme dans tout domaine, il faut arrêter les solutions uniques et travailler sur un usage parcimonieux de chaque technologie et travailler en parallèle sur la réduction des besoins en énergies.

La technologie et son apparente maîtrise ne doivent pas ôter l'humilité de l'humanité vis à vis de la force des éléments naturels.

dimanche 20 février 2011

[révolution]

Le mot révolution est un mot qui sonne comme une promesse, une espérance.

Si on entre dans les définitions (selon Le Littré), il s'agit de "changement dans les choses du monde, dans les opinions" et selon une autre définition du même dictionnaire : "changement brusque et violent dans la politique et le gouvernement d'un État."

Toutes les espérances de peuples dans ce mot ne doivent pas être déçues, car la révolution, c'est aussi la trajectoire empruntée par un astre pour revenir à son point de départ...

La ou les révolutions qui se déroulent actuellement dans les pays arabes semblent puiser une origine dans la démographie, en effet, un peuple jeune qui a reçu une bonne formation mais qui ne trouve pas d'emploi en rapport a été initiateur de ce mouvement.

Cette révolution en pays arabes repose sur un socle démographique et non sur un socle intégriste.
Les intégristes islamistes n'ont heureusement que peu de poids dans ces événements ce qui montrent une perte de terrain (à moins qu'ils n'étaient pas si présents) de cette mouvance ou bien une absence de crédibilité vis à vis de la population, les idées des extrémistes ne sont pas là pour faire évoluer un peuple dans le sens qu'il attend ; elles sont plutôt synonymes de conservatisme voire même de régression.

Par contre, à mon avis, ceci n'entraînera en aucun cas un abandon des activités de terreurs de ces groupes, le risque - après une période de réorganisation des bases - reste toujours présent, peut-être même plus encore (comme une preuve de résistance).

mardi 11 janvier 2011

Violence

Il y a des mots qui poursuivent une société, des mots que l'on entend tous les jours : la crise, le chômage, la délinquance, l'argent, l'économie, l'inflation, la violence...

Ces mots se mélangent et se fondent dans la vie quotidienne.
Ils agissent et réagissent les uns sur les autres.

Il y a des maux qui poursuivent une société et découlent des mots plus hauts ou de mots parfois dits trop haut. De ceux-ci la violence est marquante, de plus en plus gratuite, elle emplie les unes de journaux ou les "tweets" de portails internet ou encore illustre les images télévisées. C'est une violence loin d'ici pour des élections non prises en compte ou des revendications floues de pseudos religieux, c'est aussi une violence dans notre rue pour un téléphone ou un regard interprété. Même si certains cas laissent comprendre ou justifient une forme de violence, généralement, elle est ridicule et pathétique.

mardi 28 décembre 2010

la langue française

"s'ils y en a qu'ça les démangent..." Nicolas S. notre président du moment.

lundi 25 octobre 2010

blocage

La semaine dernière la France était bloquée, elle l'est encore un peu aujourd'hui.


Panne d'essence
Les raffineries et les dépôts de carburant bloqués, la France a peur..., la France s'inquiète...

Bilan : une majorité d'automobilistes se rue vers les stations pour acheter quelques litres d'or noir et parmi tous ces gens, une grande partie n'en aura pas besoin mais on ne veut pas manquer !

Ces scènes d'attente, d'empressement vers les stations sont plutôt inquiétantes car elles ne laissent pas présager d'une bonne mentalité lorsqu'arrivera le moment où la pénurie ne proviendra pas d'événements sociaux mais de l'assèchement réel des réserves naturelles.
Et là, c'est sûr, ce sera chacun pour soi.
Ces images me rappellent "le pic de Hubbert" un spectacle de la compagnie de théâtre de Rue Les Alama's Givrés vu en 2007 lors du Festival Chalon dans la Rue où était relatée l'aventure du dernier litre d'essence qui sera finalement grillé égoïstement et inutilement...


Communication
La crise sociale actuelle est portée par une réforme nécessaire mais peut-être injuste.
Le principal souci à mes yeux est qu'aucune partie n'est capable de communiquer de façon efficace.
Ni le gouvernement ni l'opposition ni les syndicats ni même les médias ne s'arrêtent de compter les manifestants ou les stations fermées pour expliquer, pour éclaircir chaque point de cette réforme.

D'un côté, on pousse pour que tout aille très vite jusqu'au vote du sénat et de l'autre on crie, on râle et on nous laisse l'impression que le temps du débat est aboli par ceux qui contestent et ceux qui soumettent.

dimanche 12 septembre 2010

Sous

"des sous, des sous et pendant plus longtemps".

Voici maintenant ce qui pourrait être crié dans les rues ces jours de manifestation dans le cadre de la réforme des retraites.

Si l'on ne souhaite pas crier, il est intéressant de se plonger dans quelques articles sur le sujet, réfléchir à la pensée de Bernard Friot, c'est un nom à retenir et ces derniers jours, on parle de lui un peu partout : Le Monde Diplomatique, Lettre d'information de Mustradem, Alternative Libertaire, le sketch de Gaël Tanguy et Franck Lepage...

Le souci soulevé aujourd'hui n'est peut-être pas si économique que ça mais plutôt sociologique et psychologique. Il s'agit plutôt de redéfinir ce qu'est l'état de retraité, un salarié à vie ?

Bien sûr, ce n'est pas si simple car chaque exemple concret apporte sa particularité et empêche la généralisation.

Tel qu'aujourd'hui le système par répartition ne pourrait pas suffire dans les années futures, il y a ici certainement matière à débat.

Sauf qu'aujourd'hui le débat ne semble porter que sur l'allongement de la période de cotisation et occulter la possible et certaine réduction du montant de pension ; et là, le débat devrait être plus vif.

vendredi 30 avril 2010

V comme voyelle mais c'est une consonne

Cette semaine, c'est une lettre qui me vient à l'esprit pour la décrire.

Volcan
Avec son nom imprononçable, il est devenu le Volcan avec sa majuscule. Nous avons parlés durant près de cinq jours uniquement de lui et de ses cendres, loin de symboliser la fin de son activité. Des cendres que l'on ne voit pas depuis le plancher des vaches dont la caractère potentiellement dangereux pour la santé publique a été très vite occulté par le gel du transport aérien. Alors docteur, je peux continuer de respirer ?
Nous nous habituons finalement à ne plus entendre les avions qui tournent habituellement autour de l'appartement pour rejoindre Roissy, ce sont les plaintes des égarés voyageurs ou travailleurs que nous entendons maintenant.
Et nous découvrons qu'il n'y a plus de voyageurs façon Théodore Monod ou Nicolas Bouvier qui aurait transposé le titre de son récit en "usagers du monde". Pendant ce temps, les usagers du train ont usé leurs semelles à faire les quatre cent pas dans les halls de gare, bondés mais sans train.

Voile
A ne plus rien comprendre, on nous parle de voile intégral, de PV de 22 euros pour infraction au code de la route et on finit par débattre sur la polygamie. Questions de foi sur fond de mauvaise foi et de récupération politique. J'ai trouvé curieux l'attitude de l'avocat de ce boucher nantais qui porte le keffieh noir et blanc, pour ressembler à son client, non ? Cette affaire se développe maintenant sur une quantité de sujets et retombe un peu en cette fin de semaine.

Victoire
Omar Al-Bachir est réélu au Soudan...
Impunité quand tu nous tiens. Et si c'était la solution pour maintenir une certaine stabilité. A explorer pour mieux comprendre.

Vivre ensemble
C'est ce qu'il devient de plus en plus difficile de dire à propos de la Belgique, d'une part. Rien ne va plus, on ne veut plus se comprendre parce qu'on ne parle pas la même langue.
D'autre part, l'Europe politique tâtonne pour apporter de l'aide à la Grèce et semble vouloir faire comprendre à ce pays le diction "qui sème le vent..." sauf que la chute de la Grèce, des pays Ibériques s'est nettement ressenti sur les marchés boursiers cette semaine... Ces marchés restés si longuement éblouit par les météorologistes de la banque américaine Goldman Sachs entre autre.
Tout ça pourrait rendre les gens violents mais prenez garde à la fessée si vous ne souhaitez finir en garde à vue !

samedi 24 avril 2010

[Edito]

Chaque jour son événement, ses événements.

Qu'il s'agisse d'un phénomène très local et insignifiant pour la majorité ou bien d'une situation à l'échelle mondiale, il est toujours possible d'en tirer un apprentissage, une constatation, une terreur, une soufrance ou bien une simple remarque. Cette foule d'événements, de détails parfois insignifiants peut se révéler majeure dans la construction d'une personnalité ou d'une vie.

"L'éloge de la lenteur"

Depuis plusieurs mois pour ne pas dire années, j'observe et j'éprouve le besoin de m'exprimer, d'écrire des ressentis.
Alors j'ai cherché à créer ce petit domaine. A l'origine, je pensai nommer cet espace "une semaine" mais ce domaine existe déjà sur blogger et finalement, "une semaine après" me semble mieux convenir à l'idée de base où toute écriture doit être lente et privilégier un temps de recul pour s'isoler des influences du quotidien.

Alors vais-je pouvoir approvisionner ce blog ? Les publications seront-elles fécondes et régulières ?
Seules les prochaines semaines le prouveront, rendez-vous donc les semaines d'après !

Bienvenue sur ce nouvel espace d'expression.

Loïc